Sauvez le cœur de l’Amazonie !

Le temps presse : dans moins d’un mois, les Mundurukus, peuple d’Amazonie, sauront si le gouvernement brésilien leur accordera les droits sur leurs propres terres ancestrales. Si c’est le cas, cela leur permettra de protéger le cœur de l’Amazonie.

Une série de projets de construction de barrages gigantesques risque d’inonder  la région, de détruire le territoire de peuples autochtones et l’habitat d’une faune rare. Grâce à la pression exercée par plus d’un million de personnes, le premier de ces barrages a été annulé. Nous devons à présent obtenir une victoire définitive. Plus vous êtes nombreux à signer cette pétition, plus grande sera la pression exercée sur le gouvernement brésilien pour qu’il abandonne définitivement ces projets de barrages hydro-électriques. Il ne peut détruire l’Amazonie alors que le monde entier le tient à l’œil !

Aiderez-vous les Mundurukus ?

Aidez le peuple munduruku à sauver le cœur de l’Amazonie !

1 203 973 ont signé

1 500 000

  • Vous serez tenus au courant de l’évolution de notre campagne. Nous ne transmettrons jamais vos coordonnées à des tiers et vous pouvez vous désinscrire à tout moment
  • This field is for validation purposes and should be left unchanged.

1 203 973 ont signé

Territoire
Munduruku
Territoire Munduruku

Une énergie destructrice n’est pas une énergie propre

Le barrage de São Luiz do Tapajós, une méga construction prévue sur le fleuve Tapajos, a été annulé. Mais 42 autres barrages sont encore au stade de projet dans le bassin du fleuve Tapajos.

Les barrages hydro-électriques peuvent faire figure de solution énergétique propre, mais la réalité est toute autre. Des entreprises telles que Siemens et General Electric sont en lice pour construire les barrages prévus en Amazonie, notamment dans le bassin du fleuve Tapajos, avec à la clé des gains importants au détriment de l’environnement.

Construire de tels méga-barrages au cœur de l’Amazonie entraînerait l’inondation de milliers de km² de forêts tropicales. De telles infrastructures pourraient avoir de graves incidences sur les aires d’alimentation et de reproduction des dauphins d’eau douce, tortues, poissons et autres espèces qui vivent dans la rivière, voire l’extinction de certaines espèces. Sur la terre ferme, des villages entiers mais aussi, toute une série de plantes rares, d’habitats d’espèces animales menacées et de mammifères découverts il y a peu pourraient être noyés.

Du fait de ces tragiques incidences environnementales et sociales, l’électricité produite par les barrages destructeurs dans des écosystèmes fragiles tels que l’Amazonie est tout sauf propre.

Vous pouvez faire la différence. Le barrage de São Luiz do Tapajós a été annulé suite à l’action de plus d’un million de personnes. Continuons à agir pour que tous les projets de méga-barrages en Amazonie soient annulés !

Le peuple munduruku

Les Mundurukus sont un peuple autochtone qui vit aux abords du Rio Tapajós depuis des siècles. On dénombre actuellement plus de 12 000 Mundurukus, qui vivent sur les rives du Rio Tapajós. La survie de leur culture et de leurs pratiques spirituelles dépend de la rivière, qui leur fournit également de la nourriture et un moyen de transport. La perte de cette rivière signerait la fin de leur mode de vie, et c’est pour cela qu’ils s’opposent depuis plus de 30 ans aux projets de barrages dans la région.

Les Mundurukus demandent maintenant à la communauté internationale de soutenir leur combat. Ils exigent du gouvernement brésilien la reconnaissance officielle de leur territoire. Jusqu’à présent, le gouvernement a tenté de faire traîner les choses, sans doute pour permettre la construction de nouveaux barrages, mais il y a peu, les Mundurukus ont atteint la première étape du processus de reconnaissance de leur territoire. Pour faire aboutir ce processus, il nous faudra exercer une formidable pression sur le gouvernement brésilien. Si des milliers de gens du monde entier défendent la cause des Mundurukus, nous pourrons protéger leur territoire ainsi que la richesse de la biodiversité de cette région.

Il existe d’autres solutions

Les graves et fréquentes sécheresses qui sévissent au Brésil remettent déjà en question la capacité de production des barrages hydro-électriques. En outre, des barrages similaires, comme celui de Belo Monte, ont été récemment associés à des affaires de corruption, entachant la réputation des sociétés y participant.

Au lieu de construire de tels barrages, le Brésil et les sociétés qui construisent des infrastructures devraient investir dans des solutions énergétiques propres et responsables, comme les énergies éolienne et solaire. Les projets qui apportent l’énergie solaire dans les écoles et les petites communautés d’un bout à l’autre du Brésil métamorphosent déjà son approvisionnement énergétique. Et grâce à la superficie gigantesque du pays, son potentiel éolien est lui aussi impressionnant. Ces autres formes d’énergies pourraient garantir de manière plus sûre et durable la sécurité énergétique du Brésil. Siemens et compagnie devraient donc faire profiter ce pays de leur connaissance des énergies éolienne et solaire plutôt qu’investir dans un méga-barrage à l’impact désastreux.